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Agences-Placement

Le case study en entretien conseil et finance

Emploi · 26 mars 2026 · 3 min de lecture

Le case study est le pilier des entretiens en cabinet de conseil (McKinsey, BCG, Bain) et en banque d'investissement (Goldman, JPMorgan, UBS IB) en Suisse. Il évalue votre capacité à structurer un problème complexe, formuler des hypothèses, calculer et conclure. Voici la méthode complète pour s'y préparer.

Le case study en entretien conseil et finance

Types de cases

1. Market sizing :

  • « Combien de pneus vendus en Suisse chaque année ? »
  • Méthode : top-down ou bottom-up, hypothèses chiffrées
  • Critères : logique, ordres de grandeur, fluidité

2. Profitability :

  • « Une banque cantonale perd 20 % de marge sur 3 ans. Pourquoi ? Comment réagir ? »
  • Méthode : décomposer revenus et coûts, identifier le driver
  • Critères : structure (issue tree), priorisation

3. Market entry :

  • « Migros doit-il entrer sur le marché des supermarchés bio premium ? »
  • Méthode : marché, concurrence, capacités, finances
  • Critères : analyse 360°, recommandation justifiée

4. M&A / acquisition :

  • « Roche doit-il acquérir cette biotech à 5 Md USD ? »
  • Méthode : valuation, synergies, risques, intégration
  • Critères : sens financier, sensibilité aux hypothèses

5. Operations :

  • « Une chaîne hôtelière a un taux de remplissage en baisse. Diagnostic ? »
  • Méthode : analyse opérations + benchmarks + recommandations
  • Critères : pragmatisme, focus exécution

La structure idéale

Un case study type dure 30-45 min et suit :

  1. Clarification (3-5 min) : reformuler la question, identifier l'objectif, lister les inconnues
  2. Structure (3-5 min) : présenter votre framework (issue tree, MECE)
  3. Analyse (15-20 min) : creuser chaque branche, calculer, faire des hypothèses
  4. Synthèse (3-5 min) : recommandation top-down + risques + prochaines étapes

Les frameworks classiques

Profitability :

Profit = Revenu - Coût
Revenu = Volume × Prix
Coût = Coûts variables + Coûts fixes

Market sizing top-down :

Population → segments → taux d'adoption → fréquence d'usage → revenu unitaire = TAM

Market entry :

  1. Marché : taille, croissance, segments
  2. Concurrence : acteurs, parts de marché, différenciation
  3. Capacités internes : forces, faiblesses, expérience
  4. Financier : ROI, payback, NPV

4P / 7P (marketing) :

Produit, Prix, Place, Promotion (+ People, Process, Physical evidence)

Les calculs sans calculette

Évaluateurs vous demandent souvent du mental math :

  • Pourcentages : 30 % de 240 → 240×0,3 = 72
  • Multiplications : 250 × 18 = 25 × 18 × 10 = 450 × 10 = 4 500
  • Divisions : 1 200 / 17 ≈ 70 (1 200 / 20 = 60, ajustez)
  • Exponentielles : 1,05^10 ≈ 1,63 (règle des 72)

Entraînez-vous : 30 min/jour sur mentalmaths.com pendant 1 mois.

Les ressources pour s'entraîner

Livres :

  • Case in Point (Marc Cosentino) : référence pour le consulting
  • The McKinsey Way (Ethan Rasiel)
  • Vault Guide to Consulting Interviews

Plateformes :

  • PrepLounge.com : 5 000+ cas, mock partners
  • CaseCoach : préparation premium
  • Management Consulted : vidéos et frameworks
  • RocketBlocks : cas type structurés

Mock interviews :

  • 15-25 mocks minimum avant un entretien BCG/McKinsey
  • Variez les profils (ex-consultants, pairs en prep, candidats avancés)
  • Filmez-vous pour analyser ticks et posture

Spécificités Suisse

  • McKinsey Zurich : process anglo-saxon strict, accent anglais courant
  • BCG Zurich/Genève : focus secteurs locaux (banque, pharma, industrie)
  • Bain Zurich : culture résultats, expect numeric depth
  • Banques suisses (UBS, Pictet IB) : focus M&A, valuation, équipe lean
  • Boutiques suisses (Lenz, Walder Wyss conseil) : cases plus juridico-financiers

Le jour J

  • Eau, papier, stylo sur la table
  • Écoutez la question complète avant de commencer (ne coupez pas)
  • Reformulez pour confirmer : signal de structure
  • Demandez 30-60 sec de réflexion : c'est bien vu
  • Pensez à voix haute : transparence sur votre raisonnement
  • Concluez avec une recommandation claire : pas de « ça dépend »